Il y a tant à voir dans cette ville riche de Grande Histoire, gorgée de patrimoines, étonnante de ferveur religieuse, unique au monde. Elle respire la beauté, elle inspire la poésie d’une histoire vraie, écrite sur plusieurs millénaires. Elle suscite de l’émotion, des vibrations fortes et ne laisse personne indifférent.

Ville œcuménique, elle accueille en son sein les trois religions monothéistes, diverses communautés et fraternités monastiques.

On peut venir à Jérusalem simplement l’espace d’un City Break, tout à fait envisageable, et même plutôt aisé à partir de Paris,ou d’une grande ville de l’Hexagone. Mais mieux encore pour y effectuer un séjour prolongé…   un pèlerinage par exemple.


Cette vieille, très vieille terre

De nombreux envahisseurs l’ont convoitée, cananéens, babyloniens, romains, ottomans,  chrétiens. Souvent détruite même par les romains, elle renaît de ses ruines avec encore plus de panache.

Le roi Hérode le Grand, immense bâtisseur y a laissé des monuments prestigieux. La montagne qu’il a arasée transformée en Esplanade, accueille les murs de la Citadelle, bâtie sur les vestiges du Temple de Salomon, détruit comme celui d’Hérode. Le Mur des Lamentations, lieu de pèlerinage au plus près de la Pierre de Fondation, est le lieu le plus sacré du judaïsme. Il accueille le monde entier et c’est là que l’on vient se recueillir pour confier ses peines et ses joies.

On peut admirer la magnificence des pierres hérodiennes dans un étonnant circuit touristique à partir d’un astucieux tunnel. Lieu le plus proche du Dôme du Rocher, pierre de la fondation, lieu du sacrifice d’Abraham.

Dans cette ville pieuse, la Via Dolorosa accueille les stations du Chemin de croix.  Le Saint Sépulcre, le tombeau du Christ, très revendiqué, abrité dans une église bâtie par les Croisés, mais aussi le Mont des Oliviers. Ils sont là, éternels et attirent une foule de pèlerins.

Jérusalem, construite en pierres claires issues des carrières des environs. Elles donnent une homogénéité minérale et architecturale à la ville.

Cité biblique de David de plus de 3000 ans, là où tout a commencé. Elle côtoie la Vieille Ville ancestrale, enceinte de remparts encore debout, que l’on peut parcourir à pied. Percés de huit portes, délimitant quatre quartiers. La Nouvelle Ville du 19ème siècle, ses petites cours intérieures au charme discret, accueillent une insolite vie de quartier.


Un pays extrêmement innovant

Cette nation Start up conjugue avec talent tradition et modernité. Le travail de titan opéré par les archéologues israéliens pour dégager les vieux murs enfouis, ceux du Temple hérodien, ceux de la Cité de David, les efforts accomplis et la beauté des lieux déjà dégagés mériteraient une reconnaissance au titre d’un Patrimoine mondial de l’humanité.

Des architectures audacieuses contemporaines font bon ménage avec les vieilles pierres claires. Le parcours du tram dont les voies sont épargnées des voitures, créé il y a deux ans, offre au regard un superbe monument-sculpture, une Harpe de David emblématique. Elle inscrit la vieille Jérusalem dans un espace moderne et contemporain.

L’élégante rue piétonne de Mamilla, une petite Avenue Montaigne parisienne, est à arpenter tranquillement. Le slow tourisme. La ville s’embellit d’année en année, se modernise et prend des allures de grande capitale. Formidable champ des possibles.


Une ville où il fait bon vivre

On pourrait tout y faire à pied.  Quel luxe !

Vivante, animée de boutiques variées, de savoureux marchés où victuailles saveurs senteurs et bruitages abondent. Belle fraicheur des produits alimentaires aux étals. Au marché de M’ahane Yéhouda, les odeurs de viande grillée, de beignets et taboulés, arrivent au ras du mufle pour quelques shekels.

Jérusalem prend les airs affairés de Raminagrobis quand ce matou convoite des gourmandises.

Les restaurants, « cachers » ou non, branchés, canaille ou bcbg, sont nombreux.

Délicieuse nourriture, souvent peu élaborée, à partir de produits bruts, mais toujours frais. Un dénominateur commun à tous les repas pris en famille ou au restaurant : les « mezzés », hors d’œuvre variés copieux servis dans de petits bols   avec souvent houmous et falafels. Ils accompagnent un plat principal toujours abondant à base de légumes, viande du pays et poisson. Celui du lac de Tibériade par exemple… Tout un symbole.

Là, coule le lait et le miel… mais aussi le vin Selon le Deutéronome…

La culture du vin renaît sur les 5 500 hectares de collines ensoleillées. Noé, le père de la vigne doit s’en réjouir. Les vignobles se développent essentiellement sur les hauteurs de la Galilée et sur le plateau de Golan, endroits les plus en hauteur d’Israël. Ils commencent à produire d’excellents vins ; l’altitude, l’alternance des nuits fraiches et des journées ensoleillées, sont  favorables à la vigne. Le terroir parfois volcanique et basaltique, les sols bien drainés, la possibilité d’arroser les ceps, les vendanges nocturnes, les caves bénéficiant des dernières avancées technologiques, procurent des vins souvent primés dans les grands concours.


Un voyage en terre initiale ? 

Israël recherche aujourd’hui des cépages ancestraux, historiques, oubliés, disparus. Pourquoi ne pas remonter aux temps bibliques ? Le cépage Noah, en était-il un ? 

Cultiver ces raretés ampélographiques pourrait produire des jus nouveaux pour les consommateurs saturés de vins ressemblants, élaborés à partir des cépages occidentaux. 

Ces ceps du début du monde, ce voyage en terre initiale, outre son aspect conservatoire, permettrait d’assurer l’avenir de l’ampélographie  en faisant d’Israël  un conservatoire ampélographique pour les vignes  historiques du début du monde. 

Donnons du temps au temps. Sur ces terres arides mais aussi généreuses, les vins israéliens en pleine re-naissance, sont appelés à un bel avenir.

Bluffante vie nocturne dans un sympa quartier branché, proche de l’élégante rue piétonne Mamilla, et de la Porte de Jaffa. On s’y régale d’une petite mousse en terrasse, dans une ambiancefaçon « Latin District ». Oui, la ville nocturne est pulpeuse et sensuelle.

Quelques lieux insolites incontournables : le bar « Le Glen », bar et micro-brasserie fait sa propre bière délicieuse et même son whisky, le « Sira Pub », rue Ben Sira, le « Barood » tout proche, pub vivant, animé, joyeux, avec mini dance floor où se retrouve dans la gaîté toute la bohèmede Jérusalem.

En nocturne, chaque soir, en plein air, l’hypnotique Son et Lumière. Il relate l’histoire de la cité dans un lieu prodigieux : le Musée de l’Histoire de Jérusalem, Citadelle de David. Inoubliable.