Attraction de renommée internationale, symbole fort de la ville, impensable ou impossible de visiter Trieste sans monter dans le tram pour Opicina sur les collines calcaires du Carso, qui dominent la cité frioulane. Vestige d’une époque révolue c’est le seul tramway funiculaire en Europe encore en fonctionnement.

Quand il quitte la place Oberdan, son point de départ, rien ne le distingue de n’importe quel tramway au monde Mais dès qu’il arrive à Piazza Scorcula la première station, il se métamorphose en funiculaire sans que les passagers s’en rendent compte. Comme par magie de puissants câbles rivés au sol le tirent vers le haut.


Cette ligne, bien connue de la communauté des amateurs de rail de part le monde, a subi il y a quelques années d’importantes opérations de rénovation. Mais tout cela sans affecter ce qui fait le charme et l’originalité de ce vénérable tram à savoir les wagons de couleur bleue aux sièges en bois. Considéré comme le funiculaire le plus lent de la planète , l’ascension à faible allure laisse tout le loisir d’admirer les magnifiques échappées sur la ville, les collines environnantes et la mer Adriatique.

Plus que centenaire, il fut mis en service en 1902, il constitue un véritable élément patrimonial de la ville de Trieste , à la fois témoin et acteur privilégié de l’histoire mouvementée de la cité. Durant le premier conflit mondial, il servit l’évacuation des blessés vers les hôpitaux de la ville. Alors que durant la seconde guerre mondiale, il fut l’objet d’un attentat à l’explosif visant les soldats allemands.

A la fois moyen de transport et attraction touristique, il permet à tout un chacun de quitter l’agitation du centre urbain pour gagner les hauteurs à précisément 343 mètres au dessus de la mer. En cas de fortes chutes de neige, il reste le seul lien entre la ville la colline. Chacun des douze arrêts qui jalonnent le tracé s’avèrent être de bons prétextes à des visites ou à de faciles balades. Comme par exemple celle dite de la Route Napoléon (et oui là aussi !) qui part en direction du village de Processo et longe la mer de façon quasi permanente avec beaux points de vues garantis.

Pasolini , immense et regretté réalisateur de cinéma italien, comptait parmi ses nombreux adeptes. « Il me plaisait, (disait il du tram) parce qu’il était bleu comme la mer qui s’ouvrait à perte de vue sous les passagers ».


Pour aller plus loin :
www.promotrieste.it
www.triestetrasporti.it